Immensité désertique, où le sable semble couvrir peu à peu toute la surface de ce territoire, une contrée sauvage qui se découvre à dos de dromadaire ou en 4*4 chaperonné par les touaregs, le Niger, ce pays mystérieux aux allures d’infini n’aura de cesse de vous surprendre. A cheval entre le Sahara et l’Afrique noire, il vous offrira des paysages sublimes et colorés, sertis de reflets or, une population des plus chaleureuses et une culture qui se pérennise au gré de son métissage.
A voir
Immensité sableuse qui ne cesse de s’accroître, la majorité des paysages nigériens se déclinent à partir du désert qui le recouvre. Le reste est composé de savane où la population s’y entasse et tente de survivre. Des images arides et sans vie qui confèrent au Niger un visage particulier et désespéré. Car qui sait si un jour l’homme ne sera pas obligé de s’expatrier face au sable qui s’étend chaque jour un peu plus, et repousse ainsi la population à se recroqueviller sur elle-même.
Vous pourrez tout de même y contempler de majestueux sommets, que sont ceux des montagnes de l’Aïr, antre des Touaregs. Ici vous vous retrouverez cernés par ce panorama époustouflant et gigantesque qui peuple l’horizon. Vous pourrez ainsi découvrir le mode de vie des Touaregs qui subsistent, tentant de pérenniser leurs traditions.
Non loin de là le sol est consacré à la culture du blé et du mil. L’on vit également grâce aux salines d’un petit village : Teguidda-n-Tessoum. Quelques oasis et palmeraies constituent des points de vie essentiels aux pieds des sommets nigériens.
L’endroit est absolument idyllique et mythique, objet de toutes les fascinations et fantasmes que peut générer cette immensité, vous pourrez sans aucun doute vous lancer dans des expéditions qui comptent parmi les plus splendides du continent africain. Et c’est à dos de dromadaires que vous pourrez contempler les magnifiques dunes, mes cascades et sources ou encore les anciens cratères de volcans éteints. Et la splendeur de cette région ne s’arrêt pas à ses seuls éléments naturels puisqu’il vous sera possible de découvrir l’art typique de l’Aïr au moyen de ses nombreuses peintures et gravures rupestres.
La région du Ténéré, quant à elle, porte la face sableuse et inanimée du Niger. Et toute excursion dans ses tréfonds vous demandera une préparation particulière. En effet, il vous faudra prévoir de grandes réserves d’eau et victuailles car inutile de compter sur les commerces qui sont dans cette région inexistants. 1500 kilomètres d’étendues ponctuées tantôt de dunes et de regs, et par miracle de quelques oasis. Vous y croiserez tout de même des milliers de dattiers, qui confèrent à cet endroit toute la dimension de vie qu’il soit possible d’y trouver, car en effet, en dehors de la saison des récoltes vous n’y croiserez nulle âme qui vive.
Et enfin, l’on ne pourrait parler des splendeurs picturales et naturelles du Niger, sans énoncer le fleuve du même nom. Le Niger est l’incarnation et la condition de l’existence nigérienne. Majestueux et grandiose il a permis à la population de s’installer et perdurer. C’est en pirogue que vous pourrez partir à la rencontre du charme de ses villages environnants, hauts en couleur et animés par l’effervescence de leurs marchés.
Pour ce qui est des villes nigériennes, l’on ne peut évidemment s’attendre à y retrouver les traits des mégalopoles mondiales. Toutefois, et en dépit de la pauvreté qui sévit dans ce pays notamment depuis la grande sécheresse de 1970, elles se distinguent des bourgades et autres regroupements sommaires d’habitations qui parsèment le territoire nigérien, par leur modernité en opposition certaine avec les cases traditionnelles, et leur activité plus urbaine et sans l’ombre d’un doute bien loin des cultures et traditions ancestrales.
Niamey, est la cité la plus importante du pays. Une architecture haute et moderne et d’énormes marchés en font les caractéristiques premières. Bijoux, sacs, et bien évidemment marchandage permanent et inhérent seront les ingrédients phares de sa visite. Pour ce qui est des monuments, le musée national et la Grande Mosquée en sont les principaux.
Agadez se situe, quant à elle, aux portes du désert. Sa particularité se trouve dans son architecture aux influences soudanaises plus qu’explicites. Un symbole de modernité certes, mais également la manifestation criante d’une ville qui en se développant perd de ses traditions et spécificités au profit d’une acculturation dominante.
Et enfin, ne ratez pas Zinder, cité dont l’histoire se veut pérenne et partie intégrante du paysage. Ses vieux quartiers vous offriront de délicieuses promenades et ses monuments, tels la Grande Mosquée ou le palais du sultan, sont sans conteste d’une splendeur à couper le souffle.
Vous l’aurez donc compris le pays peine à s’émanciper économiquement, et cela au détriment de son patrimoine culturel qui s’efface à l’image de sa population qui se meurt. Cependant, ce voyage sera l’occasion pour vous, de découvrir les vestiges culturels d’un pays, empreinte ineffable, qui comptent encore une importante population nomade et une ethnie, les peuls bororos, qui tentent de perpétrer leurs croyances et modes de vie.
Gastronomie
Bien évidemment il ne faudra pas s’attendre à découvrir une nourriture fine et mémorable. Et comme dans tous les pays où le développement se fait quasi inexistant l’alimentation y est pauvre, simple, peu diverse et surtout tient au ventre. Aussi, il ne s’agira pas de déguster mais bien plutôt de répondre au besoin de la faim. Et pour ce faire, le mil sera l’allié incontournable. Cuisiné de mille et une manières il en est l’ingrédient de base. Vous pourrez cependant goûter aux plats de riz et mouton assaisonnés de yaourt.
Toutefois, rassurez vous la beauté des paysages vous remplira !