Anciennement sous tutelle soviétique, il fallut attendre 1991 pour que ce petit territoire érodé et escarpé devienne indépendant. En proie à des maux géopolitiques critiques, le Tadjikistan connut une période relativement funeste et miséreuse. Financé par des aides internationales et fort de sa possession de coton, le pays est parvenu progressivement à s’émanciper.
A présent la situation politico-économique est stable, et c’est ainsi qu’il faut à présent compter sur le tourisme pour d’une part participer au développement local mais surtout pour s’immerger dans cet univers étrange qu’ont les anciennes tutelles de l’URSS
où histoire et modernité apprennent à coexister.
A voir
Composé pour la grande majorité de massifs, le Tadjikistan, est un pays montagneux. Et environs la moitié du territoire se situe à 3000 mètres d’altitude. Le décor est donc aussi fantastique que le climat n’est rude ! Les paysages blancs et titanesques nous emportent dans un tourbillon d’images aussi fabuleuses que quasi surréalistes. Antre du yéti, ces chaînes de montagne qui comptent parmi les plus hautes du monde nous immerge dans un environnement rupestre et montagneux où la nature se fait colossale et assourdissante.
Véritable paradis pour les aventuriers et ascensionnistes, il demeure pour les moins sportifs un spectacle exceptionnel, et ses terres plus basses auront tout de même tôt fait de séduire et occuper les plus frileux. Les plateaux du Pamir, sis au sud du pays, scindent le Tadjikistan en deux. Cerné par les deux plus hauts sommets du pays, le mont Lommunizma et le pic Lénine qui culminent tous deux à plus de 7000 mètres d’altitude, il nous offre un panorama ineffable. Le simple fait de se retrouver aux pieds de ses colosses de roche, aux pieds desquels sillonnent lacs et cours d’eau nous procure le sentiment innommable de grandeur et de splendeur face à cette capacité qu’a la nature de nous surplomber de la sorte. Et il est inutile d’être alpiniste pour en saisir toute la beauté.
Si certes, le pays ne possède pas une grande diversité de paysages les éléments qui constituent son décor font de cette unité une incroyable variation et confère à nous promeneurs européens qui pour la plupart d’entre nous ne connaissent la montagne qu’au travers des sommets des Alpes, la sensation de découvrir une nature nouvelle et sacrée, qui dans son infinie grandeur nous dépasse et nous assaille.
Les villes du Tadjikistan se sont érigées en fonction de cette géographie haute et pentue. Elles servent donc de pieds aux sommets qui les environnent.
La capitale, Douchanbé borne les montagnes du Hissar. Et est elle-même cernée par les immenses plantations de coton. Et cette blancheur immaculée omniprésente qui compose l’ensemble des couleurs et décors procure à la capitale une beauté sans nom. Nous sommes loin ici des capitales telles que l ‘on se les préfigure habituellement. Ici aucun building ne vient ternir le paysage, et le shopping se limite à l’artisanat. Rien à voir avec la faune dans laquelle il nous couramment batailler ! Ses rues sont charmantes, son ambiance paisible, et si la ville est dépourvue d’intérêt historique ou culturel majeur, elle n’en demeure pas moins ravissante. Quelques visites sont tout de même à prévoir : le Musée ethnographique, l’église russe, la synagogue et enfin la mosquée.
La seconde agglomération du pays, Khogang, se distingue de sa comparse, du fait de son importance historique. En effet, fondée par Alexandre le Grand elle fut l’une des plus anciennes mais également l’une des plus importantes cités du pays. De ce fait l’on peut y contempler de nombreux vestiges. L’on peut également y voir une très belle mosquée, un mausolée et une medersa et enfin au milieu de ce métissage historique la plus grande statue de Lénine qu’il nous est possible de trouver en Asie ! Autant dire que le mélange entre culture asiatique, héritage romain, ottoman et influence soviétique peut nous sembler aussi improbable que loufoque, et pourtant la ville est parvenue à unifier les restes de ses anciens conquérants. Sorte de musée à ciel ouvert d’une histoire retracée au travers de ses constructions, l’on visite cette ville comme dans un sanctuaire anachronique où toutes les époques se chevauchent et se côtoient.
Gastronomie
La cuisine tadjike se décline essentiellement autour du mouton et des légumes. Les plats sont toujours bien épicés. Pour découvrir les spécialités locales il vous faudra tenter les nahud sambusa, le plov (sorte de ragoût mélangeant riz et viande) et encore les chachlyks, des brochettes de viande. Certes tout cela n’est pas très raffiné, néanmoins au vu de la rudesse du climat la nourriture se doit d’être aussi nutritive que possible. Et pour digérer laissez vous tenter par une petite vodka !